• Marie Elia, auteur de l'ouvrage:"Le pouvoir guérisseur des lettres hébraïques" en fait une présentation dans cette vidéo

    Les Lettres hébraïques, trésors de la Kabbale

    Les mystères de la kabbale furent tenus secrets pendant des siècles, transmis de maîtres à disciples dans l’intimité de la communauté juive, à l’abri des turbulences du “monde extérieur”. Aujourd’hui ils sont proposés à toute âme sur le Chemin, car le temps du partage est venu. Mais il est une règle d’or incontournable, bien que souvent oubliée : pour aborder ces enseignements sacrés qui pénètrent les arcanes de la Vie, il nous faut être mystiques, et nous présenter le cœur ouvert, avec la simplicité d’un petit enfant.

    Alors seulement les textes sacrés délivrent leurs précieux messages, que seul le cœur peut comprendre. Quand le mental se tait, nous pouvons entendre le Cantique des Cantiques, l’éternel dialogue d’Amour du Créateur et de la Création. Si la personnalité, fatiguée de discourir, accepte enfin de faire silence, la connaissance vivante déposée au cœur de l’âme humaine, et même dans les cellules de son corps, viendra la surprendre et l’émerveiller.

    La kabbale compare l’univers à un grand Livre. Une part de ce Livre est hors du temps ; c’est la connaissance éternelle qui ne peut être abordée que lorsque nous rejoignons l’infini de notre être. L’autre part de ce Livre s’écrit dans le temps, où les ères se succèdent, où s’entrelacent les fils de nos vies. Là nous expérimentons l’incroyable aventure de la vie dans l’incarnation, usant de notre libre arbitre comme nous l’entendons.

    Le livre du Zohar représente un pilier de la kabbale. C’est un monumental “décodeur” de la Torah, au langage déroutant, qui aurait été inspiré il y a deux mille ans à Shimon Bar Yohaï. Au sujet des lettres hébraïques il nous dit : « aux petites lettres d’en-bas correspondent les grandes Lettres d’en-Haut. » Les petites lettres sont les dessins, les corps en deux dimensions des Intelligences de lumière que sont les grandes Lettres. Elles appartiennent au temps et d’ailleurs leur forme a évolué au fil des siècles, l’alphabet hébreu descendant probablement d’anciens idéogrammes égyptiens.

    Les grandes Lettres demeurent au-delà des images, des couleurs et des sons. Chacune apporte un plan vibratoire, un état particulier qui vient éveiller un attribut divin, une mémoire oubliée de notre origine. Elles sont les rayons de l’Unique Soleil, les multiples Visages du Bien-Aimé. La Kabbale explique que le Divin créa notre Univers par les combinaisons de leurs énergies entremêlées.

    Lorsque nous rencontrons véritablement une Lettre, l’image s’efface. Il ne reste que cet incroyable Amour qui vient nous toucher, nous éveiller. De même lorsque nous contemplons une porte, nous pourrons en observer les détails. Mais une fois la porte franchie, nous ne la voyons plus. Pour ainsi dire, nous la portons en nous. Nous avons pénétré le lieu qu’elle gardait.

    Lorsque les Lettres hébraïques sont entrées dans ma vie voici plusieurs années, ce fut une totale surprise. N’ayant pas été élevée dans la tradition juive, je ne les connaissais absolument pas ! Elles ont tout bousculé sans ménagement, et certaines rencontres ne furent pas faciles. Elles sont venues les unes après les autres dans l’ordre inverse de l’alphabet, de Tav (la dernière lettre) à Aleph (la première, celle qui les contient toutes, dans l’éblouissement de l’Unité parfaite). Chacune venait donner son enseignement et transmettre son énergie spécifique. C’était un dialogue d’Amour avec le Divin qui se traduisait tout naturellement en mots pour les besoins de l’écriture.

    Par exemple, la grande Lettre Tav est l’alliée par excellence du chercheur de Vérité. Sa lumière révèle les mensonges, souvent inconscients, que nous entretenons. Il est assez effarant de constater à quel point nous pouvons nous mentir à nous-mêmes. Je voyais les rouages de mon mental, de mes habitudes, de mes peurs inavouées. J’avais le sentiment de voir le monde à travers une vitre sale brusquement éclairée. Je voulais rejeter avec force cet ego encombrant et tenace, pour en finir une fois pour toutes ! “Ne te juge pas !” me disait alors la voix du Bien-Aimé à travers Tav, “le premier pas est d’accepter profondément ta dimension humaine. Ne vois pas en elle une prison, mais une limite qui révélera l’Illimité. Abandonne définitivement toute image de perfection. Ne juge jamais ; le jugement fige la Vie. Accueille ce que tu es, ici et maintenant…”

    Tav me préparait peu à peu à rencontrer Shin, Lettre du Feu vivant, Feu d’Amour qui vint brûler des voiles, réchauffer ce qui en moi avait froid depuis longtemps. Enfin consciente de cet incroyable Amour qui se déverse sur nous et nous porte en permanence, je pus rencontrer Reish, et incliner la tête pour laisser tomber la “fausse couronne” de l’orgueil, puis découvrir avec Qof cette lumière inconnue et magnifique qui brille dans l’obscurité des profondeurs de la Terre et du corps…

    En un peu plus de deux ans, marche après marche, les vingt-deux Lettres établirent ainsi un parcours initiatique puissant et exigeant, qui depuis s’approfondit jour après jour.

    Aujourd’hui la Rencontre se vit avec plus d’intensité dans le corps. “Il est davantage qu’un simple véhicule !” murmure la voix de l’Aimé, “il est mon temple. Ressens-tu comme il m’appelle ? Lui qui se voyait poussière, destiné à retourner en poussière, il aspire à la Vie véritable. Ce corps fragile et mortel, issu d’une humanité qui m’a oublié, qui a oublié qui elle est … Pourtant en lui reposent les clefs de la Résurrection !”

    L’enseignement des Lettres hébraïques m’a éclairée sur la beauté profonde de l’invitation que nous lance Yéshouah (Jésus). Lui qui a dit “Ce que j’ai fait, vous pouvez le faire, et de bien plus grandes choses encore”, il a ressuscité dans son corps !

    Depuis toujours les juifs attendent le messie. Les chrétiens attendent le retour du Christ. À mes yeux Christ est le devenir de l’humanité. Ce n’est pas un individu, mais la splendeur de l’humanité qui retrouve son Unité et sa place dans la symphonie de la création, éternel Cantique d’Amour. C’est un plan de conscience où les corps physiques vibrent au diapason de cet Amour. Ce que Yéshouah a inscrit il y a deux mille ans est destiné à être réalisé par nous, si nous le voulons vraiment.

    Une humanité nouvelle, où l’acte sexuel entre l’homme et la femme devient une fusion d’âme dans laquelle les personnalités s’effacent, engendrant des enfants à l’image de cette splendeur. La compréhension et la solidarité règnent, et les différences sont telles les couleurs qui donnent sa beauté à l’arc en ciel…

    Est-ce une Utopie ? Sommes-nous prêts à accueillir la Grâce ? Nous n’avons peut-être pas assez conscience du pouvoir de notre Intention. Je crois que nous vivons vraiment l’heure du choix. Les grandes Lettres nous offrent leur aide puissante, et nous demandent : que veux-tu vraiment ? Quel monde veux-tu choisir de bâtir aujourd’hui ? Souviens-toi que tu es alchimiste, et que le monde extérieur se reflète en toi. Que vas-tu écrire sur ta page du Grand Livre ?

    Au plus profond de notre chair, au plus profond de la Terre, un signal a résonné, un Feu s’éveille et aspire à monter. Quelque chose se prépare… Nous sommes de plus en plus nombreux à lever le regard vers l’Aube nouvelle.

    Alors que faut-il faire ? Dans ce monde qui se déchire dans les douleurs de l’enfantement, au milieu de toute cette violence où règne encore le “chacun pour soi”, comment concilier l’appel de notre âme et les impératifs de survie au quotidien, tant que la dualité semble encore régner ? En réalité, il n’y a rien à faire. Nous n’avons pas le pouvoir du faire, simplement celui de dire oui. Mais ce Oui, personne ne peut le dire à notre place, nous sommes libres. Le Oui change tout. Oui, j’autorise la puissance de la Vie à pénétrer et animer mon être. Oui, Seigneur, j’agis par Toi, en Toi, pour Toi. Oui, Bien-aimé, prend toute la place dans mon âme, mon souffle et mon corps. Tu vois, je m’incline et mon ombre s’incline aussi. C’est Toi qui me relève. Il n’y a plus que Toi, ô Soleil. Et l’ombre s’efface dans ta Lumière.

    http://www.marie-elia.com/les-lettres-hebraiques-tresors-de-la-kabbale/

     


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  •  Bouddha et le pardon

    Bouddha méditait dans la forêt en compagnie de ses disciples. Soudain, l’un de ses détracteurs spirituels qui le détestait, s’approcha. Profitant du moment d'intense concentration de Bouddha, il se mit à l’insulter, lui cracha dessus et lui lança des poignées de terre.

    Immédiatement, Bouddha émergea de sa méditation et, avec un sourire placide, il enveloppa l’agresseur de compassion. Par contre, ses disciples réagirent violemment. Ils agrippèrent l’homme, brandirent pierres et bâtons en attendant l’ordre du Maître de le châtier.

    Bouddha, percevant la situation dans son ensemble, ordonna à ses disciples de lâcher l’homme, puis lui parla avec douceur et conviction:

    - Voyez ce que vous avez provoqué en nous. Comme un miroir, vous nous avez montré notre vrai visage. Dorénavant, je vous prie de venir tous les jours pour éprouver notre vérité ou notre hypocrisie. Vous avez vu qu’en un instant, je vous ai rempli d’amour. Par contre, ces hommes qui depuis des années me suivent partout en méditant et priant, ont démontré ne pas avoir compris ni la vie, ni le processus de l’Unité. Ils ont réagi avec une agression similaire à la vôtre et même supérieure.

    Revenez chaque fois que vous le désirez, vous êtes mon invité d’honneur. Toute insulte de votre part sera bien reçue à titre de stimulation pour vérifier si notre vibration est élevée ou s’il s’agit simplement d’une tromperie du mental. C’est ainsi que l’on peut voir l’Unité en tout.

    Pleins de honte, les disciples ainsi que l’homme, se retirèrent rapidement de la présence du Maître car ils se sentaient coupables. Chacun percevait la leçon de grandeur du Bouddha et tentait d’échapper à son regard.

    Le lendemain matin, l’agresseur se présenta devant Bouddha, se prosterna à ses pieds et lui dit avec une voix pleine d’émotion :

    - Je n’ai pas pu dormir de toute la nuit ! Ma faute est si grande ! Je vous supplie de me pardonner et de m’accepter auprès de vous !

    Souriant, Bouddha lui dit:

    - Dès maintenant, vous êtes libre de rester avec nous, mais je ne peux pas vous pardonner.

    Contrit, l’homme le supplia de l’excuser en tant que Maître de la compassion.

    Bouddha répondit :

    - Pour que quelqu’un pardonne, il doit avoir un ego très blessé. L’ego est la croyance erronée d’être de la personnalité. Seul l’ego blessé peut pardonner. Ainsi, après avoir haï ou senti de la rancune, on passe à un niveau plus avancé, mais incluant un piège. C’est le besoin de se sentir spirituellement supérieur à celui dont la bassesse nous a blessés. Seul celui qui continue de voir la dualité et se considère très sage, pardonne à l’ignorant qui lui a causé une blessure. Ceci n’est pas mon cas. Je vous vois comme une âme avec des affinités, mais je ne me sens pas supérieur. Je ne perçois pas que vous m’ayez blessé. Je n’ai que de l’amour au cœur envers vous. Je ne peux pas vous pardonner, je ne fais que vous aimer.


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